Le crédit immobilier en ligne a le vent en poupe et c’est peu de le dire. De plus en plus de personnes le contractent. En effet, selon une enquête CSA menée en juin 2015 pour le compte d’ING Direct, 48% des français qui envisageaient de souscrire un crédit immobilier dans les 12 mois à venir se disaient prêts à le faire auprès d’une banque en ligne.

Autant dire qu’il s’agit d’une véritable tendance qui n’est pas prête de s’arrêter. Cela est d’autant plus surprenant que les principales banques proposant ce service en ligne n’étaient qu’ING Direct et Boursorama banque. Cela pose évidement la question de la pertinence de ce service qui, au-delà de toute originalité, semble tirer les raisons de son évidente popularité dans des éléments plus pragmatiques.

Des avantages biens réels

D’abord un gain de temps non négligeable qui va de plusieurs jours pour le choix et la souscription du crédit dans les banques physiques à moins d’une heure pour une banque en ligne (on parle quasiment de prêt en ligne immédiat). L’emprunteur aura à sa disposition un simulateur qui pourra déterminer le taux et les mensualités selon le nombre d’années de l’emprunt.

La disparition des frais de dossiers pouvant s’élever à plusieurs centaines d’euros fait aussi parti des avantages financiers qui donnent au crédit immobilier en ligne un caractère plus attractif. En outre, la numérisation de plusieurs données et l’absence d’agence physique entraînent une réduction des coûts de fonctionnement qui à leur tour influent sur le taux d’intérêt relativement bas dans les banques en ligne.

Il faut néanmoins garder à l’esprit que même si le crédit immobilier est une tendance de plus en plus répandue, elle ne va pas sans quelques bémols qui peuvent gêner.

Les bémols

L’ensemble des opérations de gestion courante se fait par courriers, par mails ou via l’interface du site internet. La dépersonnalisation du service enlève de ce fait la chaleur humaine si chère à certains.
Autre bémol et non des moindres, les risques de bug ou de panne du service internet qui subsistent. Dans ce cas, on se retrouve plongé dans un handicap dont le seul palliatif serait une hotline téléphonique par laquelle vous pourriez effectuer une transaction d’urgence. Avis donc de s’assurer d’une telle clause dans votre contrat.